Mobilisations sur les deux rives de l’estuaire contre l’usine à saumons à Verdon-sur-mer (33)

Le dimanche 18 janvier une manifestation avait mobilisé près de 1 000 personnes contre le projet absurde d’usine à saumons. Le message était clair : la population, dans sa diversité – paysan.nes ou pêcheurs, riverain.es ou surfeur.ses, rejette ce projet. En Bretagne et à Boulogne ces usines ont échoué à s’implanter, il est temps qu’ici aussi le projet chute.

Tout aurait pu s’arrêter avec l’enquête publique, clôturée le 19 janvier avec plus de 20 000 contributions – un record historique et une déferlement d’avis négatifs : 99,7%. Mais le 23 mars la commission d’enquête trahit l’opinion publique et rend un avis favorable (visible ici).


Néanmoins l’enquête publique ne permet pas à elle seule de lancer un projet : tout reste donc possible, et la mobilisation locale peut faire perdre Pure Salmon. Les 25 avril au Verdon et 26 avril à Royan nous l’avons vue continuer, avec un grand « non » de chaque côté de l’estuaire de la Gironde.


Sur ce projet comme tant d’autres, les raisons éthiques, environnementales et sociales de s’opposer vont de soi :
– ce projet utilise une technique peu éprouvée pour faire un élevage géant : il s’agit d’une nouvelle fuite en avant de l’agro-industrie pour créer une agriculture toujours plus hors-sol, artificielle et fragile
– seul un faible nombre d’emplois sera créé sur place par rapport à une exploitation agricole ordinaire, avec peu de qualification ou de sens dans le travail
– les animaux seront proches de l’eau libre, mais vivront dans des conditions opposées à celles qui leur sont naturelle : la souffrance animale est une donnée de base de l’usine
– installé à 200m d’une plage familiale, c’est une mise en danger par une technologie expérimentale d’un environnement naturel précieux et déjà dégradé : l’estuaire de la Gironde
– le montage financier de Pure Salmon laisse craindre qu’il se montrera irresponsable alors même qu’il compte s’accaparer l’équivalent en électricité et en eau de la consommation d’une ville de 40 000 habitants

No poissaran ! 🐟🐟🐟



Photos : Cyril Nahon, collectif Estuaire 2050